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Vraiment finit Motoko No Uchi

Voilà, c’est vraiment terminé avec ma boutique de manga Motoko No Uchi! Il y a plus de deux ans que la liquidation a eu lieu, j’en ai donc finit avec ça, de manière définitive. C’est un soulagement en même temps ça me rend triste, il n’y a plus de trace de cette dernière, à part dans le souvenir de mes clients (et encore j’ai des doutes xD) et ma mémoire! Voilà, c’est le dernier hommage que je lui fait, je n’ai pas encore réussi à jeter tous les papiers qui l’ont concerné et dont je n’aurais plus besoin à présent, au fond je les garde comme une fierté personnelle, même si ce fut un échec vue qu’elle n’a pas marché! Je vais déposer des photos de la boutique (je vous préviens mon appareil photo était de trèssssss mauvaise qualité, et les cartes de fidélités (pas toutes parce que j’en ai un big paqué xD), donc voilà! Dernière petite pensée à ma boutique sur ce blog…

 

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La boutique avant nos travaux :

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La boutique après

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La boutique avait encore bien changé à la fin, mais je n’arrive plus à remettre la main sur les photos :s

Edit : si j’en ai retrouvé une!!!!! voici la boutique peu de temps avant sa fermeture!!

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Ma boutique…

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Ma boutique a vécu un an et deux mois exactement. Les premiers temps, les journées étaient vraiment longue, surtout que le premier mois je ne voyais quasiment personne. Je passais mes journées à lire et je peux vous dire que 9h non stop enfermée entre quatre mur à voir du monde passé devant, entendre parler les gens dans la rue alors qu’on est seule dans sa boutique, c’est long, très long! A force j’avais plus l’impression d’être dans un aquarium où l’on m’observait qu’autre chose. Le mois de Novembre passa donc ainsi, lentement et froidement.

Celui de décembre fut plus gaie et surtout plus vivant! Je ne me faisais pas des cent et des milles, mais au moins la boutique vivait! Je ne passais plus mes journées à lire, mais à ranger, conseiller et vendre! Le bonheur! Janvier et Février ne furent pas mauvais non plus. Le chiffre d’affaire n’était pas exceptionnel, mais il était prometteur. Bref, l’avenir s’annonçait bien pour Motoko no Uchi, malheureusement ça ne dura pas.

En Mars et Avril, le CA descendait tous les jours un peu plus, je mis ça sur le compte des manifestations des étudiants et lycéens pour le CPE, ils avaient d’autre préoccupation et allé dans les grandes villes, donc ils devaient se fournir là-bas. Grave erreur, Mai et Juin furent pire! Une fois de plus je trouva une explication, le BAC, le Brevet et BTS devaient prendre du temps, mais je ne faisais que me mettre des oeillères.

Juillet et Août furent catastrophique! Je ne parle même pas de Septembre, ni d’octobre. Je pataugeais! Je pris RDV avec des agences immobilières afin de mettre en vente mon bail. Un membre de ma famille qui travaillait dedans vint me voir afin de me donner son opinion sur la valeur de mon bail. Son jugement tomba : il ne valait rien, je m’étais fait avoir, j’avais payais ça 15 000€, ça en valait à peine 4000€. Pas d’eau, pas de bon emplacement, une vitrine ridicule, un loyer exorbitant, bref j’ai cru que j’allais fondre en larme, c’était la goutte d’eau de trop. Je lui expliqua pourtant que ce fût le moins chér que nous avions trouvé, ce à quoi elle répondit que les baux commerciaux étaient en chute libre, personne n’achetait, même ceux qui étaient plus bien placé!

Je décida donc de me renseigner auprès d’amis et de la chambre du commerce afin de trouver une solution. On me donna le numéro de quelqu’un qui s’occupait de remettre sur pieds les entreprises. Je pris RDV. Je lui expliqua ma situation, mes problèmes financier plus qu’urgent. Il m’écouta calmement, me conseilla sur la manière de rectifier la donne, mais ce n’était pas se que je voulais, ma mère (qui était présente) et moi lui expliquâmes que nous voulions fermer, ce n’était plus possible. La boutique était un vrai gouffre, nous ne pouvions plus le contenir! Il ne nous donna jamais de nouvelles.

J’étais à nouveau seule, avec une boutique sur les bras, un bail qui ne se vendait pas, bref la misère! Je n’ai pourtant pas craqué, ni désespéré. Je n’avais pas le choix, si je ne me débrouillais pas personne ne le ferait à ma place. Un ami me dit qu’il était temps de faire une liquidation judiciaire pour ne plus être embêtée. Surtout que j’avais 2 loyer de retard et que j’étais dans l’impossibilité de régler les nouvelles factures! Après ça, tout c’est effectivement arrangé, la justice était mon rempart, personne ne pouvait m’atteindre, quand on me téléphonait pour des comptes je renvoyais les gens vers les personnes qui s’occupaient de ma liquidation. Mon épine était en train de se faire enlever, quel soulagement!   

Après motoko no Uchi

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Ma boutique ayant fermé avant les fêtes de fin d’année, j’ai commencé à envoyer des CV mi-janvier. Pour être franche j’ai dû en envoyer une dizaine à tout casser, je ne visais pas haut, que pour des emplois de caissière, ça me semblait être le plus facile, le moins prise de tête et surtout c’était le seul emploi auquel j’ai pensé en premier. J’ignore si c’est la chance, ou bien si c’est parce qu’au fond j’étais qualifié pour, mais j’ai eu une réponse, ils m’ont prise, j’ai sauté sur l’occasion, on touchait à la fin du mois, j’étais dans le rouge et il fallait que je sorte de chez moi pour avancer. J’ai caché le fait que j’ai été chef d’entreprise, que j’avait monté ma boutique et me suis fait passer pour la gérante. Quand on a été indépendante comme je l’ai été dans mon travail, un employeur ne prend pas le risque de prendre une telle personne, c’est plus facile pour lui de prendre quelqu’un qui avait l’habitude d’avoir un chef. J’ai bien fait car, plusieurs fois j’ai entendu mes boss dirent qu’ils voulaient des filles sans expériences professionnel, elles sont plus dociles et hyper malléable car elles n’ont pas de mauvaise habitudes. Alors qu’aurait il dit de moi qui avait été confronté aux problèmes de fournisseur, de stocks, de retour de marchandise, de criage dans téléphone et de poing tapé sur la table pour se faire entendre? Ce secret m’a plusieurs fois pesé, surtout quand on m’a pris pour une gamine qui ne connaissait rien à la vie, aux problèmes de pertes et de vols. Mais je n’ai rien dit, peut être aussi parce qu’au fond j’avais peur qu’on me juge sur mon échec. A présent, je vis cette expérience comme un atout, je dois beaucoup aux erreurs que j’ai faites, elles m’ont rendu moins naïves et plus sereine, mais il m’arrive parfois de reprendre ces vieilles habitudes de fuite et d’immaturité. Il faut que je me ressaisisse et vite dans ces moments. Cela fait un an et demi que ma boutique est fermé et je suis encore caissière, j’espère réussir à passer ce cap une fois de plus et de bientôt pouvoir partir, mon compte n’est plus dans le rouge, j’ai réussi à me remonter, je n’ai plus besoin de ce travail, il m’a apporté se dont j’avais besoin, je vais laisser ma place à une autre et trouver ma voie afin de m’épanouir professionnellement.

Motoko no uchi

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J’avais 21 ans et aucun avenir professionnel à strasbourg. J’avais juste mon BAC et ça n’ouvrait aucune porte dans une ville où même les caissières ont BAC +2 vue qu’elles ne trouvent rien d’autre. Le marché de l’emploi est saturé, les grandes villes attirent énormément de monde, aussi la concurrence est plus que rude. J’étais plus ou moins bloquée, j’avais été serveuse et standardiste, rien de bien réjouissant, mais ça m’avais permis de mettre quelque sous de côté, cependant mon contrat se finissait fin juillet et je n’avais rien d’autre en vue.

Aussi, après y avoir réfléchie et en avoir discuté avec ma mère, je décida de monter ma propre entreprise. Je n’avais rien à mon nom, j’étais dynamique et commerçante, alors avoir ma propre boutique me paru être l’évidence même. J’adorais les manga, ce marché fonctionnait bien, la ville où vivaient mes grands parents n’avait pas de telle boutique, il y avait donc un créneau à prendre. Mon projet c’est monté en 3 mois, le temps de trouver un local, de monter un dossier pour un prêt, aménager le local, faire la pub et préparer les commandes. Trois mois à courir à droite et à gauche, entre Strasbourg et la ville de mes grands parents à 700 bornes. Nous avons suivis les procédures, mais il fallait se dépêcher, un multimédia venait de s’installer et avait un petit rayon manga, nous avons mis les bouchées double, Motoko no Uchi est né.

Nous avons nous même peint la boutique, budget oblige, commencé les commandes, l’ouverture devait être prévue pour le 28 Octobre, mais 3 jours avant je n’avais toujours rien reçu, grand stresse et grand moment de solitude. De plus, on avait égaré certain de mes colis, ce fut la cata, mon premier coup de fil où j’ai dû râler et taper du poing. Une épreuve pour moi qui était timide et introvertie. Heureusement que c’était par téléphone, j’ai gueulé, ça m’a fait du bien et je reçu le dit colis le lendemain. Du coup, le jour J j’avais quand même quelque articles à vendre. Les 4 premiers mois n’étaient pas trop mauvais, le chiffre d’affaire augmentait, je suis même arrivée à 2800€ de CA (chiffre d’affaire), si je n’avais pas eu les grosses commandes du début à payer, j’aurais été en bénéfice de peu, malheureusement par la suite le CA n’a fait que baisser, une année après l’ouverture c’est tombé à 1000€, ça ne couvrait même plus mes frais basique : loyer, EDF, téléphone et emprunt.

C’était l’horreur, ma comptabilité était dans le rouge, je faisais tout mon possible, offre, promotion, mais rien ni changeait. Mes parents me soutenaient du mieux qu’ils pouvaient, mais refusaient aussi que j’échoue. A cela, c’est ajouté une augmentation de mon loyer totalement absurde et incroyable. Mon local n’avait pas l’eau, donc pas de toilette et l’on me l’augmentait de 35€!

L’inévitable arriva, j’étais à moins, impossible de me relever, les frais arrivaient mais ne pouvaient être honoré, il ne me resta qu’une seule solution : la liquidation judiciaire. Je ne sus pas vraiment à quoi je m’engageais, mais c’était ma seule issus. J’ai monté un dossier et déposer une somme d’argent assez conséquente pour pouvoir passer en jugement. En gros je payais pour avoir la paix avec mes créanciers. Je passa devant une sorte de tribunal, j’expliquais mes raisons ils me posaient des questions, à la fin de mon jugement ma boutique était fermée, une entreprise de liquidation judiciaire allait me contacter.

L’attente ne fut pas longue, je dû leur rendre visite, on me fit remplir un dossier, on me demanda la carte grise de ma voiture, si elle aurait été à mon nom ou si j’aurais eu un appart, j’aurais dû remettre les clés. Je serais devenue une SDF. S’ensuit un mois de galère où l’on vint me prendre tout se qui était à moi, je dû chercher aussi un travail rapidement pour remonter la pente, je repartais de zéro, sans un sous, sans rien. On pouvait aussi me prendre de l’argent sur mon futur salaire, mais vue que je ne gagnais même pas le smic, on ne me pris rien. Il ne faut pas oublier que je n’ai plus le droit a un prêt jusqu’en 2012, ni de CB et de chèque. J’ai encore une année à tenir, car on peut encore venir me demander des comptes. C’est énorme mais je ne regrette rien, absolument rien. J’en suis sortie grandie, plus mature et courageuse. Je suis passée par des moments difficiles mais je les ai surmonté et c’est une de mes plus grande fierté. Je n’ai pas fuis, j’en suis heureuse!



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Qui suis-je…

Forsaken, un nom de blog transparent. Je suis abandonnée, délaissée, pas de ma famille, ni de mes quelques amis, mais de moi même. Lâchée en pleine nature il y a 3 ans, d'où ma prise de conscience, j'essaie de bâtir ma vie sur des bases peu solide, après une adolescence mal gérée. C'est un combat quotidien entre moi et moi. Je ne me sens ni bien, ni mal, je suis juste un être qui erre dans la vie à essayer de trouver sa place. Vie ratée et enfant non glorieux de ma famille, j'essaie d'avancer et faire du mieux que je peux… Envie de liberté, de bonheur, d'aventure, envie d'être bien et de m'aimer tout simplement…

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